Parents attention! Vos enfants vous écoutent!

garçon qui tend l'oreille

Qu’est-ce qu’il n’y a pas de plus passionnant pour nous,  les parents, que de parler de nos enfants entre nous. Souvent on les croit endormis ou bien en train de jouer avec leurs amis, mais attention! Souvent, sans que vous le sachiez, vos enfants vous écoutent. Je me souviens lorsque j’étais enfant combien j’aimais écouter les adultes. Je les entendais discuter entre eux de mes bons coups, de ce que je n’avais pas fait de correct, j’entendais  ma mère dire à mon père combien elle avait de la peine d’avoir été obligée de me disputer. Lorsque ma tante appelait ma mère, c’était la même chose, elles se donnaient des conseils entre elles à propos de  moi et de  ma cousine. Je les entendais aussi discuter de tout et de rien, de leurs opinions face à des gens ou des émissions…C’était très enrichissant, j’apprenais ce que ma mère aimait ou n’aimait pas, ce qui la blessait, lui faisait de la peine, etc. Et il en était de même lorsque mon père discutait avec ses frères ou ses amis.

Lorsque les conversations des adultes tournent autour de choses et d’autres ça va, cependant, ce n’est pas toujours le cas et les enfants risquent quelquefois d’entendre des propos comme ceux-ci :  «Oh tu sais, mon garçon est tellement distrait» «le mien ne cesse de faire des crises!» «Et ma fille n’est jamais satisfaite». Et il y a  plus désolant: il y a des parents qui disent cela en présence de leurs enfants! Ce qui a pour effet d’ancrer l’enfant dans le rôle qu’il s’est donné ou qu’on lui attribue.

Pire encore, la science a découvert que des paroles humiliantes telles que: «qu’est-ce que tu es maladroit»  répétées plusieurs fois peuvent détruire des neurones dans des structures essentielles du cerveau.

La pédiatre Catherine Gueguen explique ce que la science a découvert sur le cerveau des enfants. Et en quoi ces travaux valident les principes de l’éducation bienveillante.

indexCatherine

Pourquoi les nouvelles connaissances sur le cerveau devraient-elles changer la manière d’éduquer notre progéniture?

Les chercheurs du XXIe siècle nous disent ce qui favorise le bon développement de l’enfant: une relation bienveillante, empathique, soutenante. Car cette attitude permet à son cerveau, très fragile, d’évoluer de façon optimale. Les liens affectifs influencent à la fois les capacités de mémoire, d’apprentissage, de réflexion, mais aussi les capacités relationnelles, les émotions, les sentiments. Ils modifient la sécrétion de molécules cérébrales, le développement des neurones. Ils modifient également la régulation du stress, et même la faculté d’agir de certains gènes.

 

Voici une question qui a été posée à la psychanalyste Claude Halmos, et ce qu’elle a répondu

index Claude Halmos

«Mon enfant est difficile». Est-ce une expression qui revient régulièrement dans votre cabinet ?

Claude Halmos : C’est en effet une expression qui est dans l’air du temps, mais qui n’a aucun sens. C’est un concept qui induit l’idée qu’il y aurait des enfants qui, constitutionnellement, seraient difficiles à élever. Comme si c’était inscrit dans leurs gênes. Pourtant, si vous dites “Il est difficile, c’est donc qu’il est né comme ça ?”, personne ne vous dira oui. En réalité, il n’y a pas d’enfants difficiles, il n’y a que des enfants que les parents ont des difficultés à élever. C’est donc la relation parent-enfant, et non l’enfant, qui est difficile. Mais c’est vrai qu’il peut être plus facile de remettre son enfant en question, plutôt que sa relation à lui. Il devient le miroir des difficultés de toute la famille. C’est là-dessus qu’il nous faut travailler.

 

C’est bien beau me direz-vous, mais comment on fait? Comment fait-on pour avoir une belle relation avec ses enfants lorsqu’on entend pleurer en se levant le matin «elle m’a poussé!» «Je ne veux pas manger, tu n’as pas beurré le pain du bon côté» «je ne veux pas aller m’habiller », etc.

Rassurez-vous,  il y a des solutions et il me fera plaisir de vous les dévoiler dans les prochains billets. En attendant, faites ce petit devoir: «observer vos discussions avec d’autres adultes lorsqu’il est question de vos enfants et, observez aussi les remarques que vous faites à vos enfants. L’important c’est d’en prendre conscience, de s’entendre le dire. C’est le premier pas vers la transforme-action!

Publicités

Le rôle du père: accompagner, encourager, soutenir

46mois-premier-jeux-460x250

 

Bonjour mes ami (e) s

Le 22 mai, j’ai placé une vidéo sur la page Facebook du groupe «Du plus petit au plus grand» il s’agit de papas qui dansent avec leurs bébés et en la regardant ça m’a fait réfléchir sur le rôle du père. Nous sommes maintenant très loin de cette ancienne image du père qui faisait figure d’autorité  et  de la mère qui disait à ses enfants: «attend, tu vas voir quand ton père va rentrer!» De nos jours on se représente beaucoup plus un père qui encourage, qui soutient, qui s’implique. On se représente un papa comme un bon  confident, celui qui va donner de bons conseils ou qui va savoir diriger l’enfant vers les personnes ressources s’il y a un besoin spécifique. On se représente le père qui accompagne ses enfants dans les sports, dans les activités scolaires.  On se représente un père aimant, compréhensif. L’implication du père est plus grande et son rôle se définit de plus en plus.

Cette réflexion m’a   donné le goût de vous partager trois belles histoires, celles de trois papas et de leurs implications avec leurs enfants. Voici donc la première histoire:

Le 14 mai nous avons assisté en famille au spectacle de danse de ma fille. Le rideau s’ouvre et la première chorégraphie débute. Il y a des adultes et des enfants sur la scène. Tout de suite mon regard se porte sur un petit garçon, le seul parmi plein de petites filles. Et par la suite j’aperçois un homme en t-shirt blanc. Il est aussi seul et, je dirais, très visible parmi toutes les dames. Du coup, je suis porté à l’observer. Il ne semble pas à l’aise, pas du tout dans son élément. Il regarde ses partenaires comme pour s’assurer qu’il fait les bons pas et les bons gestes, mais il connait bien sa chorégraphie et ne fait pas d’erreur. Je détourne les yeux pour regarder le petit garçon. Wow! Comme il  bouge bien, il a même de l’attitude! Danser semble aussi naturel pour lui que boire un verre d’eau. Il a un talent fou ce petit.

Le spectacle se termine et c’est la remise de prix pour certains danseurs ainsi qu’une bourse. À ma grande surprise, un prix pour «son courage à relever un grand défi» fut remis à l’homme en t-shirt blanc. Je me suis alors dit que cet homme s’était sûrement fixé un défi personnel et qu’il s’était rendu jusqu’au bout.

Ma fille vient nous rejoindre et après l’avoir félicité je lui parle de cet homme et c’est là qu’elle me raconte son histoire. Au début de l’année, son petit garçon lui a avoué qu’il aurait bien aimé suivre des cours de danse, mais qu’il ne voulait pas y aller, car il serait probablement le seul petit garçon du groupe. Son papa essaya de lui expliquer que ceci n’était pas grave et qu’il ne devait pas se freiner pour ça. Et le petit garçon lui dit : mais toi papa, pourquoi tu ne danses pas?

Et je crois bien que vous avez deviné la suite de mon histoire, l’homme en t-shirt blanc décida de s’inscrire à l’école de danse avec son petit garçon afin de lui démontrer qu’il faut balayer les obstacles, la peur, les craintes, les doutes, les insécurités, et accomplir son rêve!

Dans le billet précédent je vous expliquais combien les enfants sont observateurs et qu’ils remarquent avec facilité toutes incohérences entre ce que disent leurs parents et ce qu’ils font. Ici cet homme a décidé de ne pas seulement essayer d’encourager son garçon à s’inscrire à un cours, mais il l’a accompagné dans sa démarche et s’est inscrit lui aussi.

Ma deuxième histoire est celle de cet autre papa qui accompagne et soutient son fils dans une démarche extraordinaire. Je me permets de nommer ici ce jeune garçon, Alexandre Ouellet, 14 ans, car la mission qu’il s’est donnée d’aider d’autres jeunes est extraordinaire, surtout lorsqu’on sait qu’il y a un an à peine il avait perdu le goût à la vie. Ayant confié ceci à son père, ce dernier l’aida à surmonter cette épreuve, à cheminer. Lorsque son fils lui expliqua qu’il aimerait aider d’autres jeunes sur internet, son père le dirigea vers les personnes ressources. Alexandre fait maintenant des vidéos et a fait, il n’y a pas longtemps, une entrevue à LCN/TVA. J’ai  mis une vidéo d’Alexandre sur la page Facebook du groupe «Du plus petit au plus grand» Je vous invite à «aimer» sa page afin de l’encourager et de le faire connaître, car il peut aider de nombreux jeunes.

Ma troisième histoire raconte ce que mon mari a fait pour aider notre garçon. Notre fils était à sa dernière année d’étude en cinéma au cégep Ahuntsic à Montréal et comme toutes les années ça se produisait, il avait un film à tourner, mais pas assez d’acteurs ou de participants parce que les gens acceptaient de jouer dans son film et se désistaient à la dernière minute. Il demanda donc à son père d’être figurant : «ce ne sera pas compliqué, tu vas voir, tu n’as rien à dire, tu n’as qu’à marcher dans un étang le soir en tenant une bougie à la main». Donc, le soir venu, mon mari enfila de grosses bottes d’eau et, accompagné de trois autres jeunes, marcha dans un étang à Montréal en se faisant filmer par notre fils. Et devinez quoi? Le soir de la première, soirée où il y avait une énorme tempête, on s’est tous retrouvé au Cinéma Beaubien à Montréal pour voir le film de notre fils, mon mari sur le grand écran, et notre fils très fier de sa participation.

Suite à ces trois histoires, je vous invite à nous raconter dans la section commentaire quelle est votre action ou l’action que votre conjoint a posé pour encourager votre ou vos enfants. Qui sait, votre action peut inspirer, même motiver d’autres parents. Rien de tel que de ne pas se sentir seul. Et si je peux me permettre un conseil, prenez du temps pour observer votre ou vos enfants, par l’observation on découvre des choses insoupçonnées, des talents qui  se développent, des forces qui surgissent. Certains auront une dextérité manuelle, d’autres sauront se démarquer de façon physique, pour certains ce sera de façon psychique par l’écriture par exemple et d’autres d’une façon plus spirituelle. Il y aura les jeunes scientifiques, les musiciens, les dramaturges, les chanteurs, les dessinateurs…Observez, observez, observez et dirigez-le dans sa force, là et pas ailleurs. L’enfant n’est pas un reflet de ce que l’on voudrait qu’il soit, il est. L’enfant n’est pas un copié/collé de son frère ou sa sœur, il est. Cependant, ne tombez pas dans le piège de l’obligation, tout doit être fait dans le plaisir.  Laissez-le se découvrir et apprenez à le découvrir. Aidez-le aussi à découvrir ses qualités: «Wow! Tu es un champion pour classer les choses.» «Par chance que tu étais là pour retrouver mes clés.» «Tu sais toujours trouver les mots justes pour réconforter, pour rassurer.» L’enfant se souviendra de : «la fois où il a apporté du bonheur à sa grand-mère en lui  donnant une carte de prompts rétablissements qu’il lui avait fabriquée.» «La fois où il était épuisé, mais qu’il a persisté et a terminé son travail scolaire». «La fois où il a été super agile pour monter sur la clôture et aller chercher le ballon de son petit frère chez le voisin». Tous ces instants, tous ces souvenirs seront des points de repère qu’il déposera dans son coffre à outils, coffre dans lequel il pourra aller puiser dans les instants de découragements et de doute. Il se souviendra que dans le passé il a accompli quelque chose dont il était fier et qu’il détient encore en lui les ressources pour le refaire.

Alors voilà mes ami (e ) s, je vous laisse à votre clavier pour nous rédiger votre histoire.

Si vous n’avez pas encore visité ma page facebook et que vous désirez voir les vidéos dont je vous ai parlé plus haut, je vous mets ici le lien:

https://www.facebook.com/groups/DUPLUSPETITAUPLUSGRAND/?ref=bookmarks

Je  souhaite la plus merveilleuse des journées à tous les papas et je vous dis un gros merci d’être là.

Parents attention! Vos enfants vous observent!

repas_famille_menu

Savez-vous que vos enfants vous observent au quotidien? Non seulement ils vous observent mais ils enregistrent aussi de nombreux messages. Les enfants sont de super observateurs et ils remarquent toute incohérence entre ce que disent leurs parents et ce qu’ils font.

-Pourquoi l’enfant devrait-il manger des fruits, des brocolis ou boire de l’eau si maman et papa ne le font pas?

-Si l’un des parents s’emporte à la moindre contrariété il ne reflète pas le modèle de contrôle de ses émotions, ni un modèle de patience et de tolérance. Pourquoi alors l’enfant devrait-il demeurer calme lorsqu’une situation le contrarie? Il y a donc de fortes chances que l’enfant pique lui aussi de fréquentes crises de colères.

-Si les parents s’emportent quand leur enfant est en colère, celui-ci comprendra qu’ils ne sont pas contents, mais aussi qu’il est normal et tout à fait acceptable de se fâcher puisque même papa et maman le font régulièrement. Ici il me vient en tête l’image incohérente d’un parent qui«cri» à son enfant «veux-tu cesser de crier!»

(inspiré du livre: Le développement de l’enfant au quotidien, du berceau à l’école primaire)

Révision no 3: le stress chez les enfants

Si on résume les sept billets précédents:

images revision

1.Nous avons vu que la capacité d’un enfant à gérer le stress dans les toutes premières années aura des conséquences sur sa santé physique et émotionnelle et ce, la vie durant.

2. Nous avons exploré quelques sources de stress: se lever tôt, être trop stimulé ou fatigué, être exposé à de nouvelles situations etc.

3. Qu’il y a trois types de stress: positif, tolérable et toxique.

4. Le stress positif se rapporte aux réactions de stress modérées et de courte durée.

5. Le stress tolérable se rapporte aux réactions de stress qui pourraient avoir des répercussions sur la structure du cerveau mais qui généralement sont de courte durée.

6. Le stress toxique peut résulter de l’impact d’événements stressants qui sont chroniques ou incontrôlables, et/ou de situations où l’enfant n’a pas accès au soutien d’adultes attentionnés.

7. Et pour terminer, nous avons vu qu’il est possible de reformuler une situation stressante et que ce n’est pas une situation en particulier qui est stressante, c’est plutôt comment nous la percevons, ou ce que nous croyons qu’elle est, qui la rend stressante.

Je vous dis à bientôt.

Et en attendant le prochain billet qui traitera de l’observation, racontez-moi, vous souvenez-vous avoir observé vos parents lorsque vous étiez enfant?

Un gros merci d’être là, j’ai hâte de vous lire.

Nicole

Le stress chez les enfants (7)

Reformuler une situation stressante

succes et stress

Chaque enfant est unique, ce qui est une source de stress pour l’un peut être parfaitement normal pour l’autre. Certains enfants sont excités lorsqu’ils arrivent à la garderie et qu’ils voient leurs amis et leurs enseignants alors que d’autres sont dévastés par l’idée de se séparer de leurs parents. Pour certains enfants, aller à une fête est excitant et agréable alors que cela cause de l’anxiété et de la tension pour d’autres. Ce n’est pas une situation en particulier qui est stressante, c’est plutôt comment nous la percevons, ou ce que nous croyons qu’elle est, qui la rend stressante. Il est bien d’aider le jeune enfant à reformuler une situation stressante ou difficile en comprenant sa façon de percevoir la situation. Ex: un enfant regarde un dessin et se dit «c’est beaucoup trop long dessiner tout ça». Il a alors le goût d’abandonner pour aller jouer à autre chose. Dites-lui alors, «je vais séparer le corps du cheval en quatre parties égales, commence à dessiner la première et tu pourras revenir pour les suivantes.» Souvent l’enfant va dessiner la première et va poursuivre, il va s’encourager «regarde, j’ai fait la moitié», car il va voir les étapes et non la totalité à accomplir.

Le stress chez les enfants (6)

Le stress toxique

images (stress)

Il peut résulter de l’impact d’événements stressants qui sont chroniques ou incontrôlables, et/ou de situations où l’enfant n’a pas accès au soutien d’adultes attentionnés.

Selon des études, l’activation forte et fréquente de notre système de gestion de stress en réponse à un stress toxique, peut avoir des répercussions négatives sur le développement du cerveau. Dans des situations extrêmes, comme les cas d’abus graves et chroniques, le stress toxique peut engendrer le développement d’un cerveau plus petit. L’exposition sévère au stress toxique peut changer le système de gestion du stress, de sorte qu’il réagisse fortement à des événements qui pourraient ne pas être stressants pour d’autres.

L’élément essentiel qui rend le stress «toxique», est l’absence de relations stables et empreintes de bienveillance qui aident l’enfant à faire face aux problèmes, et donc ramène la réaction de stress physiologique au point de départ.

Lorsque les jeunes enfants n’ont pas accès à des soins stables et empreints de bienveillance, et qu’ils doivent faire face à un facteur de stress grave, les élévations constantes des hormones du stress ainsi que l’altération des niveaux des composés chimiques clés du cerveau, produisent un état physiologique interne qui dérègle l’architecture du cerveau en développement et peut mener à des difficultés d’apprentissage, de mémoire et d’autorégulation. La stimulation continue du système de réaction de stress peut aussi avoir des conséquences sur le système immunitaire et d’autres mécanismes qui règlent le métabolisme, ce qui peut mener à un seuil d’activation plus bas et permanent, la vie durant.

(Nos enfants et le stress, La Fondation de psychologie du Canada)

Le stress chez les enfants (5)

Le stress tolérable

Le stress tolérable

Il se rapporte aux réactions de stress qui pourraient avoir des répercussions sur la structure du cerveau mais qui généralement sont de courte durée, ce qui permet au cerveau de récupérer et d’inverser les effets potentiellement néfastes.

La principale composante qui rend ce stress tolérable plutôt que toxique, est la présence d’adultes attentionnés qui créent des environnements sécurisants pour aider les enfants à gérer et à surmonter des événements graves.

Certains facteurs qui produisent ce type de stress sont les événements malheureux ou difficiles qui peuvent affecter la personne pendant longtemps, notamment:

-un conflit sérieux et continu entre les membres de la famille

-le divorce ou la séparation

-un parent qui est absent pendant une longue période de temps

-une maladie ou un problème de santé grave

-le décès d’un être cher

-des déménagements fréquents

-l’intimidation à l’école et le harcèlement sur une certaine période de temps

-devoir faire face à des attentes et des demandes non réalistes (les nôtres ou celles des autres)

(Nos enfants et le stress, la Fondation de psychologie du Canada)