Parents attention! Vos enfants vous observent!

repas_famille_menu

Savez-vous que vos enfants vous observent au quotidien? Non seulement ils vous observent mais ils enregistrent aussi de nombreux messages. Les enfants sont de super observateurs et ils remarquent toute incohérence entre ce que disent leurs parents et ce qu’ils font.

-Pourquoi l’enfant devrait-il manger des fruits, des brocolis ou boire de l’eau si maman et papa ne le font pas?

-Si l’un des parents s’emporte à la moindre contrariété il ne reflète pas le modèle de contrôle de ses émotions, ni un modèle de patience et de tolérance. Pourquoi alors l’enfant devrait-il demeurer calme lorsqu’une situation le contrarie? Il y a donc de fortes chances que l’enfant pique lui aussi de fréquentes crises de colères.

-Si les parents s’emportent quand leur enfant est en colère, celui-ci comprendra qu’ils ne sont pas contents, mais aussi qu’il est normal et tout à fait acceptable de se fâcher puisque même papa et maman le font régulièrement. Ici il me vient en tête l’image incohérente d’un parent qui«cri» à son enfant «veux-tu cesser de crier!»

(inspiré du livre: Le développement de l’enfant au quotidien, du berceau à l’école primaire)

Révision no 3: le stress chez les enfants

Si on résume les sept billets précédents:

images revision

1.Nous avons vu que la capacité d’un enfant à gérer le stress dans les toutes premières années aura des conséquences sur sa santé physique et émotionnelle et ce, la vie durant.

2. Nous avons exploré quelques sources de stress: se lever tôt, être trop stimulé ou fatigué, être exposé à de nouvelles situations etc.

3. Qu’il y a trois types de stress: positif, tolérable et toxique.

4. Le stress positif se rapporte aux réactions de stress modérées et de courte durée.

5. Le stress tolérable se rapporte aux réactions de stress qui pourraient avoir des répercussions sur la structure du cerveau mais qui généralement sont de courte durée.

6. Le stress toxique peut résulter de l’impact d’événements stressants qui sont chroniques ou incontrôlables, et/ou de situations où l’enfant n’a pas accès au soutien d’adultes attentionnés.

7. Et pour terminer, nous avons vu qu’il est possible de reformuler une situation stressante et que ce n’est pas une situation en particulier qui est stressante, c’est plutôt comment nous la percevons, ou ce que nous croyons qu’elle est, qui la rend stressante.

Je vous dis à bientôt.

Et en attendant le prochain billet qui traitera de l’observation, racontez-moi, vous souvenez-vous avoir observé vos parents lorsque vous étiez enfant?

Un gros merci d’être là, j’ai hâte de vous lire.

Nicole

Le stress chez les enfants (7)

Reformuler une situation stressante

succes et stress

Chaque enfant est unique, ce qui est une source de stress pour l’un peut être parfaitement normal pour l’autre. Certains enfants sont excités lorsqu’ils arrivent à la garderie et qu’ils voient leurs amis et leurs enseignants alors que d’autres sont dévastés par l’idée de se séparer de leurs parents. Pour certains enfants, aller à une fête est excitant et agréable alors que cela cause de l’anxiété et de la tension pour d’autres. Ce n’est pas une situation en particulier qui est stressante, c’est plutôt comment nous la percevons, ou ce que nous croyons qu’elle est, qui la rend stressante. Il est bien d’aider le jeune enfant à reformuler une situation stressante ou difficile en comprenant sa façon de percevoir la situation. Ex: un enfant regarde un dessin et se dit «c’est beaucoup trop long dessiner tout ça». Il a alors le goût d’abandonner pour aller jouer à autre chose. Dites-lui alors, «je vais séparer le corps du cheval en quatre parties égales, commence à dessiner la première et tu pourras revenir pour les suivantes.» Souvent l’enfant va dessiner la première et va poursuivre, il va s’encourager «regarde, j’ai fait la moitié», car il va voir les étapes et non la totalité à accomplir.

Le stress chez les enfants (6)

Le stress toxique

images (stress)

Il peut résulter de l’impact d’événements stressants qui sont chroniques ou incontrôlables, et/ou de situations où l’enfant n’a pas accès au soutien d’adultes attentionnés.

Selon des études, l’activation forte et fréquente de notre système de gestion de stress en réponse à un stress toxique, peut avoir des répercussions négatives sur le développement du cerveau. Dans des situations extrêmes, comme les cas d’abus graves et chroniques, le stress toxique peut engendrer le développement d’un cerveau plus petit. L’exposition sévère au stress toxique peut changer le système de gestion du stress, de sorte qu’il réagisse fortement à des événements qui pourraient ne pas être stressants pour d’autres.

L’élément essentiel qui rend le stress «toxique», est l’absence de relations stables et empreintes de bienveillance qui aident l’enfant à faire face aux problèmes, et donc ramène la réaction de stress physiologique au point de départ.

Lorsque les jeunes enfants n’ont pas accès à des soins stables et empreints de bienveillance, et qu’ils doivent faire face à un facteur de stress grave, les élévations constantes des hormones du stress ainsi que l’altération des niveaux des composés chimiques clés du cerveau, produisent un état physiologique interne qui dérègle l’architecture du cerveau en développement et peut mener à des difficultés d’apprentissage, de mémoire et d’autorégulation. La stimulation continue du système de réaction de stress peut aussi avoir des conséquences sur le système immunitaire et d’autres mécanismes qui règlent le métabolisme, ce qui peut mener à un seuil d’activation plus bas et permanent, la vie durant.

(Nos enfants et le stress, La Fondation de psychologie du Canada)

Le stress chez les enfants (5)

Le stress tolérable

Le stress tolérable

Il se rapporte aux réactions de stress qui pourraient avoir des répercussions sur la structure du cerveau mais qui généralement sont de courte durée, ce qui permet au cerveau de récupérer et d’inverser les effets potentiellement néfastes.

La principale composante qui rend ce stress tolérable plutôt que toxique, est la présence d’adultes attentionnés qui créent des environnements sécurisants pour aider les enfants à gérer et à surmonter des événements graves.

Certains facteurs qui produisent ce type de stress sont les événements malheureux ou difficiles qui peuvent affecter la personne pendant longtemps, notamment:

-un conflit sérieux et continu entre les membres de la famille

-le divorce ou la séparation

-un parent qui est absent pendant une longue période de temps

-une maladie ou un problème de santé grave

-le décès d’un être cher

-des déménagements fréquents

-l’intimidation à l’école et le harcèlement sur une certaine période de temps

-devoir faire face à des attentes et des demandes non réalistes (les nôtres ou celles des autres)

(Nos enfants et le stress, la Fondation de psychologie du Canada)

Le stress chez les enfants (4)

Le stress positif

images (stress positif)

Il se rapporte aux réactions de stress modérées et de courte durée, comme une légère augmentation du pouls ou de faibles changements au niveau des hormones du stress. Ce type de stress fait partie de la vie et nous devons apprendre à nous y ajuster car c’est un élément clé pour un développement sain.

Les enfants peuvent apprendre à gérer efficacement des événements qui provoquent le stress avec l’aide d’adultes attentionnés et de relations sécurisantes, et chaleureuses.

Quelques exemples de stress positifs: les fêtes spéciales, Halloween, les anniversaires, etc, et les vacances.

(Nos enfants et le stress, la Fondation de psychologie du Canada)

Le stress chez les enfants (3)

Les trois types de stress

stress

Le stress est la façon dont notre corps répond aux demandes qui proviennent de l’environnement, de nos relations, de nos perceptions et de comment nous interprétons ces demandes. Il y a le bon stress et le mauvais stress. Un certain niveau de stress nous permet de rester alertes, énergisés et intéressés par la vie. Par contre, trop de stress, surtout s’il est hors de notre contrôle, peut entraver nos aptitudes à répondre aux défis quotidiens. Notre réponse au stress a des répercussions sur notre santé, longévité, bonheur, réussite et notre résilience.

Il y a différents types de stress: le stress positif, le stress tolérable et le stress toxique.

(Nos enfants et le stress, La fondation de Psychologie du Canada)